Quand l’enseigne du Farine Five Roses a été menacée en 2006, le public a pris les armes. L’édifice venait d’être vendu à Smuckers, et le nouveau propriétaire trouvait que l’ancienne ensigne n’était plus pertinente. Ils ont donc éteint les néons avec, comme plan éventuel, de démonter la structure qui date de 1948.
La Gazette a publié un éditorial déclarait que l’enseigne avait mérité une place dans les coeurs des montréalais, et encourageait les nouveaux propriétaires à présever l’enseigne historique. Un professeur de l’Université Concordia, Matt Soar, à commencer un blogue pour sauver le Farine Five Roses et un projet artistique pour recycler les lettres, qui ont chacune 3 m d’hauteur.

Proposition de recyclage artistique par Matt Soar sur www.farinefiveroses.ca
Dinu Bumbaru, le directeur d’Héritage Montréal a aussi affirmé la valeur des veilles enseigns néons. Il souligne qu’elles ont requis un travail d’artiste, et que leur importance dépasse les considérations aesthétiques: ils reflètent sur la vie quotidienne et l’économie de l’époque. Selon Bumbaru, elles font partie de “l’archéologie des villes.”

L'enseigne durant les années 1950 (photo de www.farinefiveroses.ca)
Finalement, les propriétaires ont consenti de rallumer les néons, qui clignotent encore toute la nuit et chauffent les coeurs des montréalais et montréalaises.
La croix sur le Mont Royal est un autre symbole qui illumine la nuit et pénètre la conscience collective des Montréalais. Elle a été construit en 1924 mais, selon l’histoire, elle comémore une promesse faite par la fondateur de notre ville, Chomedy Sieur de Maisonneuve, en 1643. La petite Ville Marie était menacée par une inondation du fleuve Saint-Laurent. De Maisonneuve a prié Saint-Jean Baptiste pour qu’il sauve la ville et, en retour, il s’est engagé à porter un croix en bois sur son dos, jusqu’au sommet du Mont Royal. L’inondation s’est atténué et la ville naissante était préservée.
Le ciel étoilé est peut-être une ancien patrimoine partagé par toute l’humanité mais d’autres types de patrimoine beaucoup plus immédiats allument aussi nos passions. Ces points de repère partagés contribuent à définir l’expérience Montréalaise.
Accepterions-nous de perdre des icones qui ont tourjours défini nos milieux de vie contre une vue de la voie lactée?

J’apprécie votre page. Je l’ai publié sur ma page Facebook: – La vie a besoin de nuit -
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