L’homme un animal diurne…. depuis la nuit des temps ?

Certains animaux sont actifs de jour et dorment la nuit ; on parle alors d’espèces diurnes.  D’autres sont actifs de nuit (espèces nocturnes) et leur physiologie est souvent adaptée à cette caractéristique : yeux plus grands, rétine surdéveloppée, organes de l’ouïe et de l’odorat plus développés, capacité à percevoir les infrarouges, ou les vibrations du sol..

Prenons l’exemple des adaptations à la vision nocturne et ses adaptations physiologiques. Les images se forment sur la rétine qui tapisse le fond de l’œil. Schématiquement, la rétine est constituée de deux types de cellules, les cônes et les bâtonnets. Les cônes réagissent aux couleurs tandis que les bâtonnets détectent l’intensité. Comme les cônes ont une performance réduite sous de faibles éclairements, ce sont les bâtonnets qui assurent la vision de nuit, mais seulement en noir et blanc : « la nuit tous les chats sont gris ».

 Toujours à propos du chat, sa vision nocturne est bien meilleure que celle de l’homme : il peut percevoir une lumière six fois plus faible. Il possède 204 millions de bâtonnets pour 3 millions de cônes seulement. L’homme quant à lui ne possède que 120 millions de bâtonnets pour 7 millions de cônes.

 Cette différence montre à elle seule que nous sommes bien une espèce diurne, adaptée à ce rythme depuis la nuit des temps !

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