Le terme de pollution lumineuse désigne les perturbations de l’environnement liées au développement à grande échelle dans les pays occidentaux essentiellement, de lumières artificielles la nuit. De nombreux auteurs qui se penchent sur ce problème pour le décrire et trouver des solutions depuis plusieurs années distinguent par commodité plusieurs formes de pollution lumineuse.
Le première appelée halo lumineux correspond au voilement des étoiles par les lumières artificielles. Ces lumières artificielles sont émises vers le ciel soit directement par les luminaires ou après avoir été réfléchies sur le sol. Dans les deux cas, c’est la réflexion des rayons lumineux sur les particules en suspension (poussières, aérosols, humidité) qui forme un halo lumineux. La lumière blanche, parce qu’elle est davantage diffusée par l’atmosphère, contribue plus au voilement des étoiles que la lumière jaune. Ce sont les astronomes et astrophysiciens qui ont les premiers alerté l’opinion publique et les décideurs sur le problème de pollution lumineuse car les halos les empêchent d’observer les objets célestes. Ils désorientent également les oiseaux sauvages au cours de leurs migrations. Enfin ils empêchent la plupart des citadins d’avoir accès à l’observation de la voie lactée et à la plupart des étoiles. Dans les grandes villes du monde, près de 97 % des étoiles ne sont plus visibles. Par exemple, le ciel de la région de Montréal ne laisse plus voir qu’une centaine d’étoiles, alors que dans la région du mont Mégantic, il est possible d’en contempler plus de 3000 à l’œil nu.
La seconde forme de pollution lumineuse distinguée est l’éblouissement qui se produit lorsque les yeux sont soumis à un éclat lumineux résultant d’un éclairage intense, non uniforme ou mal dirigé. Les principales sources d’éblouissement sont les ampoules des éclairages publics ou privés de puissance trop élevée ou mal dirigées. L’éblouissement limite donc considérablement la capacité à distinguer les obstacles rencontrés et accroît les risques d’accidents.
Enfin la troisième source de pollution lumineuse est la lumière dite intrusive ; comme son nom l’indique, il s’agit de lumière non désirée pénétrant dans une propriété ou une demeure et qui constitue une nuisance. Plus généralement, pour les éclairagistes, c’est le flux lumineux qui traverse une fenêtre ou un mur imaginaire dessinant la limite d’une propriété ou d’un lieu de vie.

Le premier problème identifié est la perturbation du sommeil, mais cette lumière intrusive peut avoir d’autres impacts sur la santé. Elle est également source d’inconfort et entraîne des discordes alors qu’elle a souvent pour objectif premier de faciliter la vie !

